UP-CYCLED ART, Eloge de l’emprunt

UP-CYCLED ART, Eloge de l’emprunt


Du 18 octobre au 14 novembre 2015

 La prochaine exposition du Cœur met en scène la puissance de la créativité d’autrui dans ce qu’elle éveille en chacun d’entre nous, ou encore la fascination des artistes entre eux, et plus largement l’influence de l’Histoire de l’art dans nos pratiques créatives contemporaines. « J’ai toujours voulu être Matisse » disait Warhol, remettant en cause sa propre identité, sa créativité.

Cette proposition est non ‘appropriationniste’. Elle est une ‘récréation’ libre de l’histoire de l’art par une créatrice, Maroussia Rebecq, qui interroge son statut d’artiste et celui de son œuvre, qui questionne le paradoxe entre la course à la nouveauté, l’originalité, l’unicité et la nécessité de recycler, d’imposer ses références, d’ajouter de la plus value. Comme Guy Debord, elle pique la notion de propriété personnelle et intellectuelle et milite pour un droit à recopier, reproduire, interpréter, réactiver, détourner des œuvres existantes. « Tout peut servir. Il va de soi que l’on peut non seulement corriger une œuvre ou intégrer différents fragments d’œuvres périmées dans une nouvelle, mais encore changer le sens de ces fragments et truquer de toutes les manières que l’on jugera bonnes ce que les imbéciles s’obstinent à nommer des citations. »

« Quand je me promène dans les foires d’art contemporain, à la FIAC par exemple, une multitude d’œuvres y sont présentées, certaines ne me font aucun effet, alors que d’autres me bouleversent littéralement. C’est comme un coup de foudre, je porte dorénavant l’œuvre en moi comme si je l’avais faite mais je ne l’ai pas faite, et je ne vais probablement pas l’acheter. Néanmoins faire pleurer les filles aseptisées des pages des magasines, sortir mes armes et badigeonner les murs arc en ciel, récupérer les chutes de bois pour en faire des totems ésotériques, ou danser toute nue dans des expos, c’est bien mon engagement envers le monde, c’est moi, ma vie, mon œuvre… et pourtant je ne suis ni Thomas Hirschhorn, ni Pascale Marthine Tayou, ni Lili Raynaud Deward. »

Fidèle au réemploi et à l’upcyclage qu’elle défend depuis la création de sa marque Andrea Crews en 2002, Maroussia Rebecq installe sa Factory au Cœur à partir de la mi octobre prochain. Elle produit à cette occasion une collection rêvée d’œuvres d’art et clame son admiration indéfectible à Yayoi Kusama, Thomas Hirshhrorn, Pascale Marthine Tayou, Donald Judd, Marie Laurencin, John Armleder, Josh Smith, Katarina Gros, Bernard Frieze, Melanie Bonajo, Lili Reynaud Dewar…

Un curating fantasmé et audacieux de Maroussia Rebecq, accompagné par la curatrice Florence Parot

Avec le soutien de la Fondation d’entreprise Ricard, MatériO’, Play-Doh, American Supply

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